Statement

My practice is rooted in citizen participation and experimentation, often combining visual arts, digital technologies, food-producing gardens, contemplative walks and intergenerational encounters. Through an interdisciplinary, collaborative practice, I seek to foster social connection, break down barriers in living environments and reveal the layered histories embedded in urban and natural spaces. Grounded in relationship with the host site, my work consistently carries an in situ dimension. Shaped by proximity, exchange and the sharing of subjective experiences, my projects open up renewed ways of experiencing the environments that surround us.

Seeking to perceive various layers of history, I scrutinize shared spaces and knowledge—urban or natural environments, collections of cultural objects, or bodies of heritage artifacts. Sensitive to the social dynamics at work in the environments I explore, I contribute to preserving situated knowledge. Mobility permeates my entire approach: I am interested in the plasticity of beings according to the environments in which they find themselves and the narratives that run through them, in the fluctuation of neighborhood atmospheres and in the shifts in a community's centers of attraction. This notion is also relevant to my status as an artist and the privilege I am therefore given to travel to different cities to work. 

I try to identify the different forces at play in urban context and what influences the sense of belonging and encourages us to identify with what we have in common. To do so, I collect content from the different contexts I explore, guided by people locally-engaged. In return, I lead cultural mediation workshops that promote transmission and agency, through which I contribute, on my own scale, to bridging the social and digital divide. The result is artistic proposals that offer, in fragments, visualizations of what is there but latent, other readings of these spaces that occupy the collective imagination. Through atmospheric installations that engage the senses, I attempt to create images of perspectives that are often relegated to the margins. 

Je fonde ma pratique sur sa relation au lieu d’accueil; mon travail est toujours contextuel, qu’il s’agisse d’œuvres en salle d’exposition, d’installations extérieures ou de projets participatifs dans l’espace public. Mes œuvres comportent impérativement une dimension in situ et explorent les cultures numériques en mettant de l’avant des processus ouverts et souvent participatifs. Informés par la proximité, l’échange et la mise en commun d’expériences subjectives, mes travaux permettent à tous·tes de réfléchir aux espaces qui les entourent, à leurs usages et à leurs potentiels. Par mes recherches, je mets en exergue des milieux en mutation économique, sociale, culturelle et technologique et invite à des appropriations spontanées qui encouragent l’empowerment de communautés.

Cherchant à y percevoir diverses strates d’histoires, je scrute les espaces et les savoirs communs — environnements urbains ou naturels, collections d'objets culturels ou corpus d’artefacts patrimoniaux. Sensible aux dynamiques sociales à l'œuvre dans les milieux explorés, je tente de préserver et valoriser des savoirs situés. La mobilité irrigue l’ensemble de ma démarche : je m’intéresse à la plasticité des êtres selon les milieux dans lesquels ils se trouvent et les récits qui les traversent, à la fluctuation d’ambiances des quartiers et aux déplacements des pôles d’attraction d’une collectivité. Cette notion est aussi pertinente à accoler à mon statut d’artiste et au privilège qui m’est par conséquent donné de me déplacer vers différentes villes pour y travailler.

Je tente de cerner ce qui influe sur le sentiment d’appartenance et incite à s’identifier à ce qui nous est commun. Pour ce faire, je procède à la collecte de contenus émanant des contextes abordés, guidée par des personnes qui y ont une histoire. En retour, je mène des ateliers de médiation culturelle qui favorisent la transmission et l’agentivité et grâce auxquels je contribue, à mon échelle, à colmater la fracture sociale et numérique. Sont alors mises en exergue les différentes forces en présence en contexte urbain. En résultent des propositions artistiques qui offrent, par fragments, des visualisations de ce qui est là, mais latent, des lectures autres de ces espaces qui occupent les imaginaires collectifs. Par des installations atmosphériques engageant l'affect, je tente de «faire image» de perspectives souvent reléguées aux marges.

photo: Charline Clavier